J’ai hésité pour le titre…Au départ, je voulais intituler l’article, La chèvre, vous savez, comme le film avec Pierre Richard et puis je me suis dit que, celui-ci, serait plus poétique et, en plus, on reste dans le cinéma.

J’ai vraiment beaucoup de surnoms, je me suis d’ailleurs posée la question de savoir pourquoi j’en avais autant, j’avoue que je n’ai pas la réponse, mais c’est amusant, selon le groupe d’amis c’est un surnom différent. Tout ça pour vous dire qu’un de mes nombreux surnoms est Pierre Richard…. oui, un peu tête en l’air, maladroite, il m’arrive toujours des tas de trucs…Heureusement, comme dans le film La chèvre, j’ai toujours un ange-gardien qui veille sur moi… il a beaucoup de boulot mais du coup, il est vraiment rodé et efficace.

Le mois de janvier a donc été un mois Pierre Richard….et oui, tout le mois….j’entends déjà ma belle-sœur me dire : mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé…ENCORE ??!!

Cela a commencé dès mon arrivée, mais vraiment mon arrivée, à l’aéroport de Washington…. après, 2h de train, 1h de taxi et 8h30 de vol, j’attends ma valise au tourniquet…j’attends longtemps, très longtemps et ma valise n’arrive jamais…. On est dimanche, il est 20h, l’aéroport est quasiment désert, je me renseigne auprès du personnel, ils me font remplir une réclamation. et je rentre donc chez moi sans mes affaires. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur (oui, j’aime bien les expressions vieillottes), je me dis que ce n’est pas bien grave, elle finira bien par arriver. En plus contrairement à la première fois où je suis arrivée à Washington, je rentre dans mon appartement, je n’ai pas à passer d’hôtel en Airbnb.

Réconfortée par cette idée, j’arrive donc chez moi et tout de suite en rentrant, je me dis que vraiment il fait très froid, très très froid. Il faut dire que je suis partie en décembre et que les températures pouvaient monter jusqu’à 19° avec grand soleil, je n’avais donc pas eu à mettre en route le chauffage. Le changement est notable, il gèle et comme vous l’avez tous vu, il a neigé sur Washington. J’essaye donc de mettre en marche le chauffage mais le thermostat est bloqué et cela ne fonctionne pas. Heureusement, Amazon m’avait livré 2 fois une couette, je n’ai donc pas eu froid pendant la nuit. Autre problème, la lampe qui éclaire mon salon ne fonctionne plus, je n’ai donc plus de lumière dans la pièce principale. Mais même sans la lumière, je constate que malheureusement, la plante de Noël que j’avais achetée juste avant de partir est vraiment mal en point….Je me dis que, vraiment, le retour est difficile…

Plante verdoyante et touffue (à la base) abandonnée pendant 3 semaines…

Comme l’ambassade était fermée jusqu’au 1er février, je suis donc restée en télétravail. On est d’accord, je ne pouvais pas rester sans chauffage, j’ai donc fait appel à mon nouveau meilleur ami : Amazon…. Je sais c’est pas le mieux, mais c’est drôlement pratique ! Le soir même j’avais un radiateur….enfin, un tout petit truc qui souffle un peu d’air chaud…mais ça réchauffe l’atmosphère.

Trois jours plus tard, ma valise n’était toujours pas là, en fait elle n’était pas partie de Paris, elle voulait rester en France ! Du coup, ça devenait compliqué, car certaines de mes affaires commençaient vraiment à me manquer, la chance que j’ai eu, c’est que pour une fois j’avais pris mon ordinateur de boulot dans mon bagage à main, je pouvais donc au moins travailler… le bonheur en somme  😜.

Comme il ne faisait toujours pas très chaud, il est clair qu’en sortant de la douche, il était primordial que je me sèche les cheveux (et ce n’était pas du tout pour avoir un brushing impeccable !)….et là, sèche-cheveux en rade…. Je me dis quand même… ça s’arrête quand au juste la série des mauvaises blagues … Mais grâce à mon nouvel ami Amazon, je récupère un sèche-cheveux dans l’après-midi ! Évidemment, obligée de l’essayer tout de suite (et ce n’est pas du tout parce que j’avais une sorte de paillasson sur la tête !). Ahhh, trop contente le sèche-cheveux fonctionne… pendant exactement 3 secondes….et là plus rien…. et quand je dis plus rien, ce n’est pas une façon de parler… plus rien du tout…. plus d’électricité… J’ai tout fait disjoncter… Donc, qui dit plus d’électricité, dit, plus de sèche-cheveux, plus de petit chauffage, plus de lumière et l’horreur suprême, plus de Wifi…. autant dire coupée du monde ! Manifestement, ce n’est pas pour tout de suite l’arrêt des mauvaise blagues.

Je me suis donc rapprochée de la maintenance de l’immeuble pour leur dire que je n’avais plus d’électricité. Après quelques heures d’attente, le monsieur de la maintenance arrive, il me dit qu’il s’appelle G,, il n’est plus tout jeune et extrêmement sympathique. Je me permets de préciser qu’il n’était pas tout jeune, parce que du coup, il y avait plein de choses qu’il ne pouvait pas faire et que je faisais pour l’aider. On peut tout de même se réjouir d’avoir, en France, un système de retraite qui fonctionne un peu mieux qu’ici.

En tout cas, G est très efficace, il remet en route l’électricité, change l’ampoule de la pièce principale et… répare le chauffage !! A moi, la Wifi, le sèche-cheveux et la chaleur ! Un bonheur n’arrivant jamais seul, je récupère également ma valise, ramenée par un employé de l’aéroport… Je dois dire qu’il était temps, je n’avais plus rien à me mettre.

Le mois de janvier a donc été un peu pénible, je vous passe les petites blagues du style, je fais tomber l’intégralité d’une barquette de 500g de myrtille dans le magasin, répandant partout des petites billes violettes qui ne s’arrêtaient pas de rouler…🙄, de mes lunettes toutes neuves qui perdent une branche ou la météo qui vous donne l’espoir que le printemps arrive enfin avec une journée ensoleillée à 18° et que le lendemain il neige… J’ai tout de suite pensé à Bohort (Kaamelott pour les connaisseurs) : la neige…on l’enlève, elle revient. Toujours ! Encore et encore…Et nous pauvres âmes chagrines, nous perdons nos regards dans l’horizon blanc de notre solitude.

Enfin le mois de février arrive, je me dis c’est bon, le travail reprend en présentiel, la douceur va bientôt revenir…. Et puis, le 2 février, en ouvrant le store de ma chambre, store de 2m de long en ferraille, je ne sais comment, le store se décroche et me tombe dessus dans un fracas étourdissant…. j’ai juste le temps de me reculer pour ne pas le prendre sur la tête, mais ma cuisse l’amortit…enfin…l’amortit, c’est beaucoup dire… je me retrouve avec un bleu énorme, mais surtout, sans store…. Donc avec vue imprenable sur ma chambre…donc dans Fenêtre sur cour. Ah, ben…non…la roue n’a encore pas tournée. G viendra réparer le store quelques jours plus tard et m’expliquera également comment mettre les lames du bon côté pour que l’on ne me voit pas….je comprends donc que depuis 3 mois, les lames n’étaient pas dans le bon sens 😂.

Mais bon, vous connaissez mon optimisme à toute épreuve, tout cela n’est vraiment pas bien grave, et enfin, la douceur revient et le chant des oiseaux m’accompagnent de nouveau le matin. Et pour finir sur une note fleurie, afin de ne pas laisser ma pauvre plante toute seule, je fais l’acquisition d’une deuxième plante, qui en quelques jours a fait plusieurs fleurs.

Et ma première plante ne voulant pas rester à la traîne, s’est bien remplumée 😊

Voilà le résumé de ce mois passé depuis mon retour…. ce n’est pas le mois le plus folichon (oui j’aime bien les mots désuets aussi !) mais finalement, j’ai du chauffage, de la Wifi, de l’électricité et de belles plantes !

Je suis ravie de vous avoir retrouvés par blog interposé et je vous promets que les articles suivants ne mettront pas autant de temps à être écrits 😘